Eh bien voilà, j’ai 74 balais. J’ai fêté cela hier au café, en relativement petit comité, il y avait Gilles et Lika, Vitalina, Sacha et Liéna, Katia et sa prof de psycho, Volodia et Mariana, qui ont bravé les éléments pour venir, Camille et Irina qui pouvaient le faire à pied, l’Anglais Michael et sa femme Natacha, et l’organisateur des spectacles, Génia.
J’ai été couverte de cadeaux, de fleurs et de témoignages d’affection. Vitalina m’a dit que j’étais un modèle pour elle
de joie de vivre et d’énergie, et pourtant, j’ai toujours été d’un naturel
mélancolique et plutôt contemplatif. Mais j’aime bien rigoler, c'est vrai... On dit que les
comiques sont tristes. La matouchka du père Valentin m’appelait « le clown
triste » ! Lika m’a demandé de prendre soin de ma santé, car tout le
monde désirait me garder le plus longtemps possible. Eh bien je ferai de mon
mieux, je ne suis pas encore trop pressée de partir.
Ce matin, je n’ai pas vu
Moustachon se précipiter sur la bouffe, comme tous les matins et comme tous les
autres chats, et j’étais vraiment inquiète. Il doit faire moins vingt-cinq
dehors, pas tellement le genre de température qui pousse à s’attarder dans la
nature. Je suis sortie le chercher, l’appeler, et depuis, je fais une réaction
au froid, j’éternue, je dégouline. Au bout de quelques temps, j’ai vu
Moustachon arriver dans la cuisine. Où était-il ? Peut-être dans mon
atelier, peut-être a-t-il fait, pour une fois, la grasse matinée.
A part la température polaire,
grand ciel bleu, lumière vive et surnaturelle sur des champs de neige
immaculée.
J’ai beaucoup de chances d’être si entourée, ici. D’autant plus que je n’y ai pas de famille. Liéna nous a raconté qu’à seize ans, étudiante styliste à Omsk, ville soviétique en béton armé, dans un paysage nordique austère, elle avait été envoyée en Italie quand les choses étaient encore relativement normales, et qu’elle avait eu littéralement un malaise au vu de l’incroyable beauté de ce pays : la lumière, les sites, l’architecture ancienne sublime et intacte, les fleurs partout, éclatantes et méridionales, les restaurants et cafés, les gens, si bien habillés, avec tant de goût, les jeunes gens dragueurs, de vraies gravures de mode, qui lui donnaient de la « bella ragazza » à n'en plus finir. Etonnant comme nos magnifiques pays ont vite été détruits par une bande de malfaiteurs en col blanc! Natacha me dit qu’en Angleterre, elle se sentait bien, car les gens étaient délicats et bien élevés, mais gardait toujours l’impression d’être une étrangère. Maintenant, c'est son mari qui est "désorienté". Moi, j’aime profondément la Russie, et quand j’étais en France, elle me manquait grandement, avec la vie que je m’y étais créée et les amis que j’y avais, mais la France me colle quand même au coeur, et je saigne pour elle de la voir en de si mauvaises mains. Et puis même si je suis très bien intégrée, j’ai aussi ce sentiment de ne pas être d’ici, de n’avoir pas toujours les mêmes codes, ni le même arrière-plan. Et cela, alors que l’orthodoxie fait partie de moi, que je ne pourrais l’enlever de mon âme ni fréquenter l’Eglise catholique modernisée. Je suis les vidéos d’un éleveur en lutte, Arnaud Poitrine, il me plaît tellement, c’est le mari que j’aurais voulu avoir ou le fils dont j’aurais pu être fière, et j'espère qu'il ne sera pas broyé par les vampires de l'UE. Viril, pudique, courageux, digne, visiblement un type bien, d’une certaine façon, il me rappelle mon beau-père Pedro, paysan de la Basse Drôme, qui reste, avec mon père, mon idéal masculin.
En fait, j’aurais dû me faire
instit de campagne, les paysans sont les seuls types avec qui j’aurais pu
vivre, et je crois que Pedro le voyait très bien. En dépit de mes côtés
intellos et créatifs, et peut-être même à cause d’eux, car il ne faisait pas
bon avoir ces penchants en France quand cela s’assortissait à trop de
sincérité, d’authenticité, et à l’anarchisme foncier qui était le mien.
Tout le pus de l’affreuse
caste au pouvoir commence à déborder des abcès occidentaux. Les dossiers
Epstein compromettent plein de gens fameux, ce qui pour les « complotistes »
dont je suis n’est pas une surprise, et cela aussi peut être manipulé par ces
grands pervers. Quelle fin ignominieuse pour l'Europe que cette prosternation devant la grande prostituée de Babylone et Moloch réunis!
J’avais retransmis une vidéo
ou la poupée en plastique Ursula von der Layen, que rien ne semble émouvoir,
alors qu’elle se faisait traiter de criminelle par un député européen,
esquissait un sourire de joie mauvaise et arrogante à faire frémir tout personne normale. Cette vidéo
a été très vite censurée. Une expression aussi démoniaque aurait pu alerter le
mougeon, sans doute, mais quand on pense qu’il ne voyait pas, et ne voit
parfois toujours pas, ce que Macron pouvait avoir d’inquiétant...
Ces dossiers mettent un peu plus
en lumière le rôle maléfique joué dans le destin de l’Europe par Israël, ce
pays transversal à tous les autres, persuadé de constituer une caste supérieure
qui a des droits sur leurs diverses populations, et des privilèges qu’elles
n’ont pas.

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