Translate

samedi 3 juin 2023

Victoire

 Un ami sort de sa retraite et de son impartialité chrétienne revendiquée pour mentionner les sanctions dures prises à l'encontre d'un prêtre russe qui fait prier "pour la paix" au lieu de faire prier "pour la victoire". Je ne me prononcerai pas sur ce fait dont je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants, mais comme cela, au débouté, je dirais que prier pour la victoire, c'est prier pour la paix, ou bien la victoire de la Russie le dérange-t-il, en soi? 

Je prie pour la victoire et pour la paix. Pourquoi est-ce que je prie pour la victoire? Parce qu'à l'instar de tous ceux qui viennent ici, au risque, comme mon Belge, de prendre des bombes sur la tête (et il me précise, à ce propos "il faut que je me dépêche de partir"), je ne veux pas de la société que l'on construit en occident, de ses "valeurs", de son wokisme, de son hypocrisie, de sa vilenie, de sa médiocratie, de son autosatisfaction délirante, de ses appels au meurtre, de ses justifications des assassinats terroristes, des persécutions religieuses, des bombardements de civils, des discriminations sur la base de l'appartenance nationale, des idées, et même du sexe, dont je ne vois pas d'exemple ici, même avec la guerre. C'est la société des bandes dessinées de Lauzier et des facs totalitaires de l'après soixante-huit, dans toute sa hargne et sa stupidité, devenue mondialiste, qui me faisait déjà horreur quand elle était circonscrite aux milieux parisiens. Je prie pour la victoire afin que ne se produise pas un maïdan en Russie, avec toute l'imbécilité brutale et les cruautés qui ont suivi celui de l'Ukraine, et pour que l'Ukraine elle-même vive en paix, enfin ses populations, et en particulier ses populations de l'est, qui sont de facto occupées et massacrées par celles de l'ouest, auxquelles elles ont été livrées par l'arbitraire soviétique, puis occidental. Je prie pour la victoire afin que ce cauchemar ne s'exporte pas davantage en Europe, et en particulier en France. Pour que ne s'installe pas le "Meilleur des Mondes" sur toute la planète. Pour que les garçons qui combattent afin de l'éviter puissent enfin rentrer chez eux sains et saufs. Car en face, ils ne désarmeront pas, et si la Russie cale, elle sera dépecée, pillée et livrée à la haine bestiale et à l'avidité de tous ces malades qui ont perdu, ruiné l'Europe et qui ont fait de ses ressortissants des étrangers sur leur propre sol. Se trouve-t-il des personnes assez sincèrement naïves pour croire qu'il pourrait en être autrement et nier que c'était dès le départ le projet, je veux dire, dès 2014? Alors elles manquent singulièrement de discernement. Ou bien elles sont, volontairement ou non, désinformées.

Je prie pour que de telles choses arrêtent de se produire et ne se produisent pas ailleurs:

https://vk.com/video430235804_456244369

https://orthodoxologie.blogspot.com/2023/05/lukraine-poursuit-le-metropolite-longin.html

Je prie pour le jeune Vania Parfionov, fils du prêtre Vladimir, pastelliste de grand talent, et pour tous ses semblables, devant la mémoire desquels je m'incline:

C'était 41 jours après sa mort.

Comme d'habitude, le téléphone a sonné. Elle a compris, d'après la sonnerie, que c'était lui, son cher Vania.

"Je veux parler une dernière fois avec toi. Je suis enfin à ma place, et je me sens bien. J'ai compris seulement ici, pourquoi je me sentais si bizarre. Dès que je suis arrivé, j'ai eu dans l'âme une joie pascale indescriptible. Tu te souviens, je t'avais dit que j'étais en paix ici, au front et que je ne voudrais même pas partir en permission, si seulement tu pouvais venir ici. Et tu ne comprenais pas mon état. Et je t'ai dit aussi que les derniers temps, je t'ai aimé plus qu'une femme, plus que ma femme, l'être aimé, je t'ai aimé comme une âme immortelle. Et tu ne m'as pas compris. Et les gars du peloton ne m'ont pas compris, quand j'ai dit que j'avais pitié de tous les morts, les nôtres et les Ukrainiens..."

Ensuite Vania lui raconta longuement et en détails comment ils avaient vécu, ce qu'ils faisaient.

"En ce dernier jour, ce n'était pas moi mais un autre qui devait sortir du blindé, mais une voix intérieure m'a dit: "Vas-y. Et précisément au moment de ma mort, j'ai su pourquoi précisément moi, et précisément à ce moment là il fallait que cela se produisït. En substance, j'ai compris à quoi le Seigneur m'avait préparé.

Je t'aime très fort, et tu auras une vie longue et heureuse. Tu ne rêveras plus de moi, mais si tu as besoin de mon aide, viens à moi.

- Je suis déjà prête, rien ne me retient ici..." prononça rapidement Nastia.

-Tu n'as rien compris, c'est encore trop tôt pour toi, va à l'église ou sur ma tombe, et je t'aiderai.

Ses derniers mots furent: "Tout ira bien pour vous tous".

Nastia se réveilla en larmes, le coeur battant, elle prit machinalement le téléphone, et se mit à chercher le dernier appel...

La mort n'existe pas, la vie est éternelle...

Accorde le repos, Seigneur, dans la lumière de ta Face à tous les chrétiens orthodoxes défunts.

https://vk.com/wall121217507_11640

Cette communication est celle du père Parfionov lui-même, aussi inconsolable de la mort de son fils qu'Alexandre Douguine de celle de sa fille Daria.

Il est important pour moi que le sacrifice de Vania et de ses pareils ne soit pas inutile.


Это был 41 день после его гибели.
Как обычно зазвенел телефон .Она интуитивно , по звуку поняла , что звонит он , её любимый Ваня.
« Я хочу последний раз поговорить с тобой .Я наконец то на своём месте и мне хорошо. Я только здесь понял , почему я чувствовал себя так странно .С самого момента приезда у меня в душе была необыкновенная Пасхальная радость. Помнишь , я говорил тебе , что мне так мирно здесь, на фронте и я даже в отпуск не хотел ехать , вот если бы ты приехала сюда.И ты не понимала моего состояния.И ещё я говорил тебе ,что последнее время я любил тебя больше уже не как женщину , жену и любимого человека а как бессмертную душу. И ты не понимала меня. И ещё ребята и з взвода не понимали меня , когда я говорил , что мне жалко всех погибших -и наших и украинцев...
Затем Ваня долго и подробно рассказывал ей как они жили , кто что делал..
«В тот последний день из блиндажа должен был пойти не я -другой , но внутренний голос сказал мне -«Иди ты. И Именно в момент смерти я осознал почему именно я и почему именно сейчас всё произошло. По сути я понял к чему Господь готовил меня.
Я очень люблю тебя и у тебя будет долгая и счастливая жизнь.Я не буду больше сниться тебе , но если тебе будет нужна моя помощь -приходи ко мне.»
« Я готова , хоть сейчас, меня здесь ничего не держит ... »- быстро произнесла Настя.
« Ты ничего не поняла , тебе сюда ещё рано, приходи в храм или ко мне на могилку и я помогу тебе.
Это наш с тобой последний разговор «- ещё раз повторил он «И я больше не буду тревожить тебя.»
Последние слова его были-«У вас у всех всё будет хорошо»
Настя проснулась в слезах , сердце часто стучало , она машинально взяла в руки телефон и стала искать его, только что завершённый звонок…

Нет смерти -есть жизнь вечная.
Упокой Господи в Свете лица Твоего всех от века усопших православных христиан. 



vendredi 2 juin 2023

Orage

 


La situation générale et le tour que prennent les chose en Europe sont si abominables que j’ éprouve en permanence  une sorte d’angoisse latente, et je me demande si je reverrai jamais ma famille. Hier, j’ai eu la visite d’Ania Ossipova, ravie de sortir de son tête-à-tête avec ses parents, qu’elle aime beaucoup, mais enfin, elle est un peu seule, dans son village. Son mari fait le chauffeur pour le monastère saint Nicolas de la Solba et c’est assez absorbant.

Elle est hypersensible et paisible à la fois, très profonde, et c’est une des personnes que je préfère, ici. Je lui ai présentée Katia, nous sommes allées toutes les trois au restaurant, cela m’a bien changé les idées. Elles se sont plues, bien que très différentes.

Je me trouvais dans le jardin avec Ania, elle aime tout comme moi jardiner, et elle a remarqué mes touffes de colchiques, qui ne sont bien sûr pas encore fleuries, en fait, elles disparaissent, et à l’automne, les fleurs roses s’allument au milieu des feuilles mortes, comme des lampes art nouveau. Je lui ai dit ; « Chez nous, ce sont les fleurs emblématiques de l’automne, et d’ailleurs, nous avons une chanson, sur ce thème, que j’adorais dans mon enfance, et que je chantais tout le temps. » J’ai entonné le premier couplet :

Colchiques dans les prés

Fleurissent, fleurissent,

Colchiques dans les prés,

C’est la fin de l’été...

La feuille d’automne,

Emportée par le vent,

En ronde monotone,

Tombe en tourbillonnant.

 

Elle m’écoutait avec une grande intensité et elle me dit soudain : « Comment peut-on croire que l’âme n’existe pas ? Je vous entends chanter, et je vois votre âme... »

Ania est la sainte Russie à elle toute seule, et son mari pareil. Pour la fille de communistes purs et durs, c’est un vrai miracle. Mais, me dit-elle, c’est sa mère qui l’a fait baptiser, car « on ne sait jamais », et quand elle était malade, elle lui donnait de l’eau bénite... Ania comprend très bien que la famille Skountsev s’asperge d’eau bénite en rentrant de concert, pour éviter les effets du mauvais oeil. «Il y a des gens qui l’ont, me dit-elle, il émane d’eux quelque chose de très mauvais. J’avais un professeur comme cela. J’en avais une peur bleue, un jour elle m’attrape par le bras avec un air étrange et profère : « Quelle jolie petite fille ! » En rentrant de l’école, j’ai fait comme Skountsev, je me suis aspergée d’eau bénite !

En fait, au vu de ce qui se passe maintenant en Europe, je comprends. Beaucoup de gens chez nous justifieraient qu’on s’aspergeât d’eau bénite, qu’on fît brûler de l’encens, et même, qu’on exhibât une croix et des gousses d’ail à leur vue.

Au restaurant, Katia parlait de sa cousine qui, après des années passées en Finlande où elle était complètement intégrée, songe à rentrer en Russie. Ses gosses sont ostracisés à l’école, elle se sent rejetée, la société ambiante prend un tour incompréhensible. Une famille de Finlandais est venue s’installer à Pereslavl. Ils ont peur pour leurs enfants, la théorie du genre, les changements de sexe encouragés, les enlèvements officiels de leur progéniture aux parents récalcitrants. J’ai vu moi-même une vidéo très choquante où un enfant musulman hurlant, en Allemagne, est arraché par des policiers péteux, mais inflexibles, à sa famille qui n’admet pas qu’on lui prêche l’idéologie LGBT et la théorie du genre à l’école. Elle trouve cela incompatible avec sa foi, ce qui est son droit, et cela devrait être respecté si les démocratures permettaient encore la liberté de conscience. D’autant plus que les enfants, une fois enlevés, Dieu sait ce qu’ils vont en faire. Je comprends que d’un tel asile d’aliénés, les gens s’enfuient à tire d’ailes.


Cette année, beaucoup de plantes qui avaient longtemps végété se développent avec vigueur. Ma clématite de Sibérie est couverte de clochettes blanches qui me ravissent. Le lilas de Hongrie va me faire plusieurs fleurs et pousse de grandes branches. Les spirées lancent des bras souples de tous les côtés, les fougères se déchaînent, leurs rondes enchantées tournent à l’ombre du poirier dans la lumière du couchant, tout exulte autour de moi, et les chats s’alignent sur la terrasse, et sur la bordure de ciment censée consolider la maison. En face, la maison d'oncle Kolia est encore intacte, malgré son jeune bouleau saccagé par le voisin. Pour combien de temps? Je plante désormais pour faire écran aux horreurs éventuelles qui peuvent gâcher mon espace. Mais j'aurai moins de ciel et moins de lumière. L'orage menace, pour l'instant, il nous tombe de la pluie, espérons que cela ne sera pas bientôt des bombes.

Un correspondant belge vient d'arriver, pour possiblement émigrer s'il trouve un travail. Une amie russe m'écrit: "Des Russes prennent peur et s'en vont, des Belges débarquent alors que nous commençons à être sous le feu des drones". Eh oui, on peut dire que deux parties de l'humanité n'ont vraiment pas les mêmes valeurs, et la ligne de démarcation ne suit pas toujours les frontières.





 

mardi 30 mai 2023

A l'ombre de Mars

 Entre la mort de ma mère, en 2014, et mon départ en Russie, en 2016, j'ai écrit des poèmes que je sors aux éditions du Net, pour les rendre éventuellement disponibles et en avoir une trace écrite. Ils sont imprégnés du pressentiment de la guerre et du malheur approchant de la France.


Cassandre

 

 

La bêtise aux cent mille bouches,

Le grand tohu-bohu du diable,

S’en va remplir ses desseins louches

En rameutant la foule instable,

 

Chien noir de cet affreux berger,

Glapissant à tous les échos,

Elle pousse à courir nos troupeaux

Sur les chemins qu’il a tracés.

 

Et comme il y va volontiers,

Le grand troupeau des imbéciles,

A l’abattoir sans barguigner,

Se pressant pour doubler la file.

 

Hurlant plus fort que tous les loups,

Entonnant, joyeux, leur refrain,

Ils feront leur boulot demain,

Sans soupçonner de mauvais coup.

 

Pareil au taureau dans l’arène,

Qu’aveugle le chiffon sanglant,

Il va là où la mort le mène,

Sans voir derrière ni devant.

 

Tous sont d’accord pour aller pendre

Ceux qui clamaient, depuis longtemps,

Que le chemin n’est pas à prendre,

Que l’assassin nous y attend.

 

Et Cassandre sur son rempart

Peut verser des larmes amères,

Les idiots vont de toutes parts

Nous précipiter dans la guerre.

 

Il te faut prier en silence :

Les mots trop vite déformés

Volent mal, au ciel éclatés,

Sur ce qui reste de la France.

 

 


Avant la Trinité

 


Après la période sèche, venteuse, lumineuse et douce de l'après Pâques, la Trinité s'annonçait humide, orageuse, avec des moustiques et des végétations adventices déchainés. Je n'arrivais même pas à tondre, et la situation dégénérait. Et puis aujourd'hui, miracle, un vent léger et frais, une lumière transparente, je suis restée sur ma terrasse à jouer des gousli, pas de radio à tue-tête, pas de camions, encore quelques motos, malheureusement, mais quand même, un moment de grâce, de trêve... Je sors souvent la nuit pour écouter les rossignols. Ils sont un peu loin, sans doute manquons-nous de grands arbres et de taillis à proximité, mais très nombreux, leurs trilles tissent dans la nuit une sorte de mystérieuse dentelle sonore, sous le croissant orange, dans ce ciel qui garde une étrange transparence au nord ouest. Tout se dépêche d'exulter pendant la belle saison trop courte.

J'ai rencontré un couple de Suisses de mon âge qui méditent de quitter leur pays. Ils font une tournée d'exploration. Des gens très gentils, qui voulaient rencontrer aussi notre Suisse cosaque apiculteur Veniamine, et qui nous ont couverts de cadeaux, j'ai un magnifique couteau suisse, par les temps qui courent, ça peut servir! Ils cherchent un pays "en dehors de l'Europe, un pays des Brics". Ils me disent que l'UE devient une dictature, que le mal à l'oeuvre autrefois chez les Russes est passé à l'ouest. En effet, et l'on voit bien qu'à divers épiphénomènes existe une seule cause. Le serpent change de couleur, il devient même arc-en-ciel, mais quel que soit le nombre de têtes, c'est toujours le même serpent. Puis j'ai fait la connaissance d'une Française, blogueuse, elle aussi, et installée en Russie depuis longtemps, Cécile Rogue. Elle parle parfaitement le russe, ce qui n'est hélas pas mon cas. Elle a un mari russe, c'est-à-dire qu'elle pratique la langue quotidiennement depuis des années. Et puis je pense qu'elle a étudié plus longtemps et plus sérieusement, et n'a jamais cessé d'utiliser cette langue.



Elle m'a parlé des problèmes qu'ont les gens tiraillés entre deux pays. Nous sommes russifiées mais quand même françaises, avec des différences de mentalité et d'éducation qui se font parfois sentir. Je lui trouve l'allure française, la silhouette, la coupe de cheveux, j'ai tout de suite vu, dans le café, que c'était elle. Je me demande si l'on réagit de la même manière à ma vue. Je me souviens qu'à New-York, en 80, quelqu'un m'avait dit: "On reconnaît les Françaises au foulard ou à l'écharpe qu'elles portent toujours au cou". Et à l'époque c'était très vrai, en ce qui me concerne, je n'ai jamais arrêté d'en porter, il faut que la chaleur soit torride pour que je m'en passe. Quand j'ai vu l'exquise Anne-Laure, très française également, elle avait l'inévitable écharpe enroulée autour du cou, et comme moi, elle ne la quittait pas! 


Les cosaques se réunissent en ce moment sur la place Rouge de Pereslavl, où je les ai trouvées dans des nuées de moustiques et le parfum des lilas. On leur prête maintenant un cheval, et les enfants peuvent s'entraîner à monter, les adultes aussi, moi, je suis trop vieille. Alors j'ai un peu chanté. Le petit Maxime voulait s'essayer sur ma vieille-à-roue. Elle est trop grosse pour lui, mais il ne s'en sort pas mal. Tous ces enfants sont très mignons, spontanés, gentils. La fille d'Olga m'a dit que je leur avais manqué! 

Cela prouve que ces séances sont profitables aux enfants, ils apprennent des choses, font des jeux et des sports d'hommes, avec des hommes. Ils sont bien élevés et serviables, ouverts. 

Un peu plus tard, à la Poste, où j'ai fait la queue trois quarts d'heure, je vois un type avec un gros colis étiqueté "détachement cosaque de Pereslavl". Il envoyait des médicaments au front. Son fils y est. En sortant, j'ai pensé longtemps à lui, à son fils, à celui du père Gueorgui, de Vladimir, qui a été tué, à ces jeunes gens fauchés par la mort, à cause d'une bande de psychopathes richissimes et toxiques...  Que faire? Quelqu'un m'écrit que tout a été fait pour jeter les "Ukrainiens" et les Russes les uns sur les autres, et que ça marche très bien, pour le plus grand profit de la mafia qui est derrière. En effet, on a rendu la chose inévitable et on s'efforce de la faire durer; mais le gouvernement russe n'est pas imbécile, je crois, et ne mène pas seulement sa guerre sur les champs de bataille. Je mets des guillements à Ukrainiens, car en fait, dans cet espace que l'Occident a étiqueté Ukraine, à la suite des soviétiques, et dans leur lignée, on peut dire qu'une partie du pays est occupée et martyrisée par l'autre, et depuis un bon moment, il suffit de lire Taras Boulba pour le comprendre. Arestovitch, le conseiller de Zelenski, a même décrété, paraît-il, en Israël, que les Ukrainiens, les siens, étaient un mélange de Polonais et de Juifs. Je mets "parait-il", parce que l'info n'était pas sourcée, mais je la crois volontiers véridique, tant cela me paraît évident. En effet, les Ukrainiens de l'ouest, uniates, ont été polonisés, bien qu'ils haïssent les Polonais et réciproquement (et puis aussi, accessoirement, les juifs). Et Catherine II a envoyé, d'après Soljénitsyne, un grand nombre de juifs en Ukraine, ils n'étaient pas contents d'y aller, mais quand même, ça laisse des traces; ça, plus la légende du royaume Khazar.... Donc aujourd'hui, les "Ukrainiens" russes gênent, et leur religion aussi, c'est pourquoi on les persécute et leur intime d'élever leurs enfants dans des caves, ou de partir chez les "moscovites" en leur attribuant des génocides qui ne sont pas de leur fait, selon le procédé de l'inversion accusatoire. C'est pourquoi aussi certaines grandes consciences, en occident, n'aperçoivent pas les croix gammées tatouées sur les bourreaux d'Azov et dissimulent depuis 9 ans les crimes commis par ceux-ci... Dans ce jeu de couillons, bien sûr, ce n'est pas seulement l'opinion occidentale, qui est dupe, mais aussi ceux qui servent d'hommes de mains aux crapauds richissimes de la finance internationale et des USA associés. Quelles que soit notre origine et nos convictions, il conviendrait de ne pas entrer dans ces manipulations criminelles et de ne pas tomber dans une solidarité de principe avec les manipulateurs.                                                                                                  



Poème de la poétesse d'origine juive Iouna Moritz:

Sans bavardage creux 

Ni clameurs mégalomanes,

La Russie compte trois classes,

Ceux dont elle est la Patrie,

Ceux dont elle est la proie,

Ceux qui la trouvent horrible.

Qu'on la tue, qu'on l'oublie, qu'on l'efface

De nos mémoires comme un espace

Pour que n'existe plus jamais

De pays qu'on puisse appeler de ce nom!


Et nous ont déclaré la guerre,

La clique amérciane

La clique européenne,

Leur communauté russophage

Qui ne vaut pas mieux que celle d'Hitler,

Le fascisme de l'histoire occidentale, 

Honte aux pays qui maintenant

Ont oublié la condition principale

De notre plus grande victoire:

La classe principale ici, 

Voit en la Russie sa patrie,

Où Napoléon n'est plus que le nom d'un gâteau.

https://vk.com/wall709040475_4370

Elle est communiste, moi pas, mais j'aime bien sa classification qui reflète une réalité. D'autant plus que bon an mal an, communistes, orthodoxes, juifs, musulmans et monarchistes se retrouvent assez massivement dans la première catégorie. Je laisse le lecteur curieux s'interroger sur les prédateurs et les renégats de la deuxième et de la troisième. Quand on a un cerveau, il faut le faire travailler.



jeudi 25 mai 2023

Contre la Vie




Un petit tour à Moscou pour diverses affaires, et une exposition de la bande Soutiaguine-Chevtchenko, dans l'atelier de ce dernier. Cela fait peut-être vingt ans que je me retrouve périodiquement dans cet endroit qui a beaucoup changé, Sacha l'a réparé, métamorphosé, le quartier lui-même, resté pittoresque, a des allures de quartier latin avant Hidalgo.
Toute la famille Soutiaguine a du talent, le père, la mère, les filles...
Sacha Chevtchenko n'a pas d'enfant, mais sa femme et lui ont recueuilli vingt chats.
C'était le dernier dimanche de Pâques, celui de la procession sur l'eau à Pereslavl, que j'ai malheureusement ratée, je lui ai préféré les Soutiaguine...
Chez le père Valentin, Liéna m'a parlé des grands blessés qu'elle va soigner deux fois par semaine. C'est absolument poignant. Elle ne sait que leur dire, tant leur détresse est totale. Mais souvent, ils finissent par être heureux que leur état les mette désormais à l'abri de la mort au front. J'admire son sang-froid et
Sveta Soutiaguina

sa force d'âme. On la trouve souvent dure, mais c'est sans doute ce qui lui permet d'assumer ce service. "Aller m'occuper d'eux m'apaise, me dit-elle, parce que cela me donne l'impression de participer un peu." 
Elle fait dans le patriotisme pessimiste, son père pense qu'elle se laisse démoraliser par des sites alternatifs.

Constantin Soutiaguine






Maria Soutiaguina

Anna Soutiaguina


A ce sujet, j'ai trouvé sur VK ce post d'Olivier de Hangest: 

Durant la seconde guerre civile européenne (1939-1945), la Résistance a commis — comme ceux d'en face — plusieurs crimes de guerres, longtemps niés, refoulés ou effacés. Nous ne pourrons jamais nous réconcilier sans accepter les exigences de la vérité. Et la vérité, tout historien digne de ce nom le sait, est kaléïdoscopique.

Les faits reconnus par un vieux résistant. Un groupe FTP (communiste) de la Corrèze a décidé froidement, en juin 1944, de fusiller 47 prisonniers allemands et une Française, après qu'ils aient creusé leur propre fosse. Cela constitue bien évidemment un crime de guerre, quel que soit le contexte.

Une partie de ma famille était socialiste, franc-maçonne et résistante («gaulliste») — un mien cousin a même donné sa vie pour la cause patriotique, il est mort en déportation, donnant son nom à une rue tourangelle. L'autre partie de ma famille était maréchaliste et nationaliste, détestant aussi bien les Godons que les Boches.

Moi-même j'éprouve une sympathie naturelle pour tous les réprouvés, ceux de 1939 (communistes réduits à la clandestinité) aussi bien que ceux de 1944 (fascistes réduits au silence et au peloton d'exécution). Il est des plaies qui se referment difficilement. Les mémoires sont inconciliables, alors il reste la recherche de la vérité, sous tous ses angles. Mon choix est de fleurir toutes les tombes. Mon mépris s'adresse aux spectateurs passifs et aux juges rétrospectifs.

Bien que partageant en grande partie le combat social et patriotique de nos amis du PRCF, je désapprouve leur refus radical de paix civile. Le courage était le même des deux côtés de l'orage, dans l'Europe d'alors et en France même. Rien de pire que les guerres civiles, qu'elles fussent religieuses ou idéologiques. Elles brisèrent les familles, les communautés, les jeunes volontés et tout sentiment d'humanité. Pour des idées qui «font trois petits tours et puis s'en vont».

Si nous en sommes là où nous en sommes aujourd'hui, c'est parce que des salauds des deux camps ont poussé au suicide Pierre Brossolette en 1944 et Pierre Drieu La Rochelle en 1945.

Comme le chantait jadis Georges Brassens:

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi
Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain

♫ https://youtu.be/K4GZLNUx1JE

Je ne connais pour ma part que des Français, courageux et minoritaires, «qui ont voulu faire quelque chose» avec panache. Dans les maquis rouges, au sein dans l'Armée d'Afrique ou bien dans les plaines de l'Ukraine. Tous éternellement unis dans le Panthéon des guerriers.

Jeune nation ► https://jeune-nation.com/kultur/histoire/le-crime-de-..

La Croix ► https://www.la-croix.com/France/Soldats-allemands-exe..

Initiative communiste ► https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/co..

Olivier ajoute en commentaire: Le salut hypothétique et lointain de la France (et, ce qui revient au même, celui du vieil Occident enraciné) passera nécessairement par le retour victorieux de la Sainte Russie (sur les ruines du nouvel Occident dévoyé).

Non point parce que la Troisième Rome viendra à notre secours, comme l'espèrent beaucoup de kremlinolâtres naïfs — mais parce que son règne ne peut que réactiver ce qui n'est, pour le moment, qu'endormi. La lance de saint Georges appelle celle de saint Michel.

Je partage son point de vue, car le conflit me paraît métapolitique autant que métaphysique, tout se passe au delà des personnalités en jeu. L'Occident est désormais contre la Vie. La Vie est contre lui.




mercredi 17 mai 2023

OVNI

 



La maison d'oncle Kolia

Malade plusieurs jours, sans beaucoup de fièvre, mais avec une bronchite dont je viens à bout avec des doses massives d'antibiotiques et de vitamines. Je n'ai plus de voix. Plus de forces non plus, mais toujours des tas de choses à faire, que l'on ne fera pas à ma place. C'est là qu'on prend conscience de son âge, quand on a tendance à l'ignorer.

Le temps est magnifique, rarement vu ici autant de journées ensoleillées, ni aussi peu de moustiques, mais la sècheresse menace. Dans mon marécage, cela ne concerne pas les plantes installées, mais les nouvelles et les transplantées demandent de l'arrosage.

J'ai vu hier une équipe mesurer la moitié d'isba de l'oncle Kolia, je redoute le pire. Cette ravissante façade va être saccagée, plastifiée, sans compter le bruit qui va me gâcher l'été, il ne manque plus que la construction par derrière du monstre pour lequel on a déversé ici des quantités de terre invraisemblables. J'essaie de surmonter le chagrin et la révolte que cela me cause. On peut dire que la connerie m'a pourri la vie dès l'enfance, je ne l'ai jamais supportée, convaincue, comme Dostoievski, que la bêtise peut devenir un crime. Mais à mon âge avancé, avec un organisme usé et une âme épuisée, cela devient difficile à supporter. 

Cependant, il y a pire. Hier, le festival Tom Sawyer fêtait par un thé en plein air la fin de son dernier chantier, la restauration extérieure d'une isba, sur la route principale, pas loin de chez moi. Je suis allée soutenir la cause. Cette pauvre isba, devenue toute pimpante, avec des détails charmants que l'on ne voyait plus sous la grisaille, est guettée par un énorme truc, tombé là comme un OVNI, en écrasant tout sur son passage. Ce truc me fait cuire les yeux à chaque fois que je passe devant. Il se dresse à trois mètres, au nord, d'un château américain lui-même hideux, à qui il bloque toute espèce de vue et de lumière. Et il surplombe au sud l'isba et son jardin, avec tant de lourde impudence, que si j'étais contrainte de vivre dans un tel voisinage, il me faudrait commander trois sequoias presque adultes pour ne plus voir ça, et aussi ne plus être vue de haut, comme une fourmi dans un vivarium. Heureusement que mon voisin à la terrasse n'a pas les mêmes moyens que le propriétaire de l'OVNI... 




Ce n'est même plus de la simple bêtise, du simple mauvais goût, c'est, au delà du mépris pour le style local, celui des gens qui vivent autour et qui doivent supporter cette intrusion colossale. Il paraît qu'après avoir regardé les volontaires restaurer la masure avec perplexité, les extraterrestres sont devenus plus ou moins amicaux. Mais même si je n'avais pas été malade, je n'aurais pas travaillé sur ce chantier, aucune envie de faire connaissance: les extraterrestres ne sont pas ma tasse de thé.

Quelle n'a pas été ma surprise d'apprendre que l'auteur de ce méfait vitré était architecte, et même un célèbre architecte de Moscou! Dans un sens, c'est instructif. Si vous ne comprenez pas comment on a pu et peut encore, saccager cette capitale et ce qu'il lui reste de quartiers pittoresques après l'Union Soviétique, venez contempler l'OVNI de Pereslavl-Zalesski. Ca fait peur. Si j'avais encore les forces, je crois bien que j'envisagerais la fondation d'une communauté dans un village perdu du nord

Cependant, il faut dire que tout ceci concorde avec la vidéo de l'officier para que j'ai donnée récemment. La Russie ayant connu l'effondrement de l'Etat providence, tyran mais providence quand même, puis le pillage néo-libéral, en est là où nous allons, dans une société post-moderne dont elle a pris l'habitude en développant des stratégies de résistance. Certes, n'importe quel butor peut construire n'importe quoi, mais  en revanche chez nous, on projette carrément de priver les gueux de toute espèce de propriété. Ainsi, dans un cas comme celui de l'OVNI, il reste la haie de sapins de 20 mètres ou le déménagement à 30 km de Pereslavl (parfois même beaucoup plus près). Car si personne n'empêche la construction d'un tel machin, personne n'empêche non plus les plantations d'arbres... c'est votre terrain.

J'ai une pensée émue pour une dame qui, vivant dans une ravissante maison provençale en pleine nature, rêvait de trouver ici "une jolie petite maison russe", ce qui reste théoriquement possible dans les villages perdus où faire 30 km peut vous prendre pratiquement une heure selon les saisons, et où il n'y a aucune infrastructure. Ou bien il faut vraiment étudier de près ce qu'il y a autour et savoir que la chute d'un OVNI reste toujours possible, à moins d'avoir devant soi un plan d'eau, un ravin, une falaise, ou une construction récente tolérable qui se dissimule aisément. Il faut avoir cet aspect de la question à l'esprit, quand on déménage en Russie, à moins d'être un citadin invétéré ou, au contraire, un homme des bois.

Or une émigration occidentale s'annonce avec de plus en plus d'insistance. Je lis sur VK:

Nous avons aussi de bonnes nouvelles. Avec tous les défauts de la FR, que je critique beaucoup, elle a l'air tout à fait convenable en regard des régimes dégénérés des USA ou de l'UE, où le christianisme  et la moralité sont opprimés par une politique gouvernementale délibérée. Elever normalement des enfants est problématique également chez nous, mais là bas, c'est juste irréaliste, car dans chaque école, l'enfant est confronté obligatoirement à l'idéologie des trente six genres et de la drogue permise. Et les gens de bonnes moeurs s'efforçant de résister à cela sont conspués dans les médias, les tribunaux, et de plus en plus soumis à des poursuites judiciaires. Par conséquent, se profile une émigration de chrétiens blancs d'occident, pas encore énorme, mais déjà assez importante. Dans l'ensemble, je suis contre les vagues de migration, mais une telle vague de gens qui nous sont proches par la moralité, l'état d'esprit et le génome, qui aiment la Russie, c'est utile. De plus, ils ne demandent pas d'argent, mais l'apportent eux-mêmes.

Ce sont généralement des gens désintéréssés, souvent plus patriotes envers la Russie que le Russe moyen. J'ai eu moi-même au Donbass une assistante allemande de souche qui s'est convertie à l'orthodoxie: pour une femme, et d'autant plus étrangère, aller faire la guerre pour la sainte Russie, c'est bien plus risqué que pour nous. Néanmoins, parmi les émigrés occidentaux venus chez nous, il y en a beaucoup.

Ils voient à juste titre dans la Russie le dernier bastion du christianisme et d'une vie normale et morale. Je vitupère moi-même les rechutes de bolchevisme dans notre pays. Cependant, chez nous, il relève plutôt du symbole. Alors qu'en occident, toute la politique et l'idéologie sont devenues bolcheviques façon Lénine et Trotski, avec les histoires de pédophilie dans les écoles et les "marches nues". Cependant, la question de la symbolique est activement reprise, en Occident, par les mêmes clans occultes financiers, sous l'égide desquels le communisme et la révolution sexuelle ont été introduits en Russie en temps voulu. Ils s'occupent désormais de la déchristianisation définitive de leurs fiefs, y compris au niveau des symboles. La famille royale d'Angleterre a, à un certain moment, aidé à renverser et à supprimer le saint tsar russe Nicolas II et à déclencher la persécution du christianisme en Russie. Et maintenant, elle en arrive à détruire les symboles chrétiens jusque sur les armoiries de ses propres terres, sans parler de choses plus viles. Le roi Charles III, à peine coutronné, ordonna la création d'un nouveau dessin héraldique sans croix pour le gouvernement canadien.

Des gens viennent chez nous, qui sont prêts à tout pour ne pas affronter tout cela et en protéger leurs enfants:

Un "Village américain", qui abritera 200 familles des Etats-Unis, commencera sa construction dans le district de Serpoukhov de la région de Moscou en 2024. 

C'est ce qu'a déclaré le directeur général du cabinet d'avocats Vista Emigration lors du 11° Forum juridique de Saint-Pétersbourg: "Fondamentalement, ce sont des chrétiens orthodoxes. Des Américains et des Canadiens qui, pour des raions idéologiques, veulent s'installer en Russie. Le projet est entièrement financé par ces étrangers eux-mêmes. Il n'y a pas de financement étatique ou local, mais l'approbation et le soutien du gouvernement de la région de Moscou étaient nécessaires."

En Allemagne, on parle de centaines de milliers d'Allemands russes qui veulent s'installer en Russie. Les raisons en sont connues. C'est l'implantation des valeurs radicales de la gauche libérale occidentale qui n'ont pratiquement plus aucune limite. Aujourd'hui, ils ont 70 sexes, demain, on ne sait pas ce qui se passera. Beaucoup de gens normaux, et là bas, il y en a aussi, ne comprennent pas tout cela et veulent émigrer. Beaucoup choisissent la Russie, mais ils y sont confrontés à un grand nombre de problèmes bureaucratiques liés à l'imperfection de la législation russe sur les migrations.

Igor Drouz.

https://www.blogger.com/blog/post/edit/8427042741309398685/7602757536195622948#


Si je cite ce post, ce n'est pas pour inciter les gens à partir, la question est très personnelle, mais parce que le phénomène me fascine et que l'analyse de l'auteur répond tout à fait à la mienne. Et puis je me demande quel en est le sens, la direction. Quand je suis partie, je pensais que ma démarche resterait assez marginale, or elle prend de l'ampleur, il est vrai que ce qui se passe en Occident s'est beaucoup accéléré et radicalisé. Les Américains s'organisent en villages, eh bien comme cela, ils éviteront peut-être les chutes d'OVNI... Personnellement, je ne suis pas venue ici pour vivre entre Français, mais pas non plus pour voir la Russie saccagée par ses propres habitants, et pourtant, je pouvais déjà le prévoir, la tendance est ancienne.


 


  


lundi 15 mai 2023

Très bien, très bien!

 

le métropolite Josaphat, condamné par la satrapie de Kiev

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un commentaire indiquant que, sur une page orthodoxe, sous les nouvelles concernant les arrestations de hiérarques ukrainiens, de bonnes âmes écrivaient: "Très bien, très bien!" Ou: "Ils n'avaient qu'à ne pas s'occuper de politique." Mais qui s'occupe de politique, le métropolite Onuphre et ses hiérarques qui s'en sont toujours gardés, ou ceux qui ont créé la structure maudite, mis à sa tête le grassouillet mitré ordonné par n'importe qui, avec la caution d'un vieux patriarche grec vindicatif? Pour quelle raison a-t-elle été créée, cette structure? Je citerais bien la députée ukrainienne dont j'avais traduit la vidéo à l'époque, mais bien qu'elle n'ait pas fait des milliers de vues, cétait encore trop pour youtube, qui l'a supprimée. 

Apparemment, les "orthodoxes" en question, après avoir ignoré délibérément pendant des années la situation de l'Eglise ukrainienne, car elle était fort gênante pour eux, ont décidé qu'ils pouvaient à présent se lâcher et passer à la calomnie et à l'hostilité déclarée. C'est tellement honteux, que des gens m'écrivent à ce sujet, m'exposant ce que j'ignorais encore, dans le genre immonde, et songent à émigrer, pour retrouver au moins des paroisses normales, et pas des nids d'agit-prop surexcités où l'on se monte la tête et règle ses comptes.

Pour ces croisés de la mauvaise cause, évidemment, ne "pas s'occuper de politique" serait rejoindre gentiment les rangs de l'Eglise indigne de la CIA-Bartholomée-Soros and Co, et le simple fait de s'y refuser fait de l'Eglise ukrainienne et de son métropolite une "Eglise Soviétique". Ils sont d'autant plus enragés, que les fidèles, là bas, ne s'y trompent pas, ils font la différence, entre de vrais pasteurs et des succédanés de sabbat, fabriqués en vue de la "Religion du futur", arc-en-ciel et compatible avec le mondialisme. L'Eglise ukrainienne, et c'est là que cela devient encore plus honteux et pathétique, depuis que j'en suis l'épopée, est sans doute la meilleure expression de ce qui subsiste de la Sainte Russie, cette Sainte Russie dont se réclament officiellement les descendants d'émigrés dévoyés, et les convertis français par erreur. L'Eglise Ukrainienne en est directement issue. Elle est sur place depuis le baptême de saint Vladimir. Elle utilise ces églises, qu'on lui arrache pour les profaner, depuis leur édification. Les saints qui reposent à la Laure sont les siens. Je pense à la lettre du saint patriarche Tikhon aux bolcheviques, où il précisait que ce qu'on confisquait à l'Eglise appartenait au peuple russe, que c'était son héritage dont on le spoliait. Nous avons affaire à exactement la même situation, et derrière la filiale de Bartholomée, nous n'avons ni des Ukrainiens, ni des chrétiens orthodoxes, pas plus qu'en 1918 derrière "l'Eglise rénovée". 

Donc, toute une regrettable partie des "orthodoxes de France" hurlent avec les chacals, dansent la carmagnole autour des moines et des chrétiens en prière, et crient "très bien, très bien"! au visage des métropolites condamnés par un gouvernement d'imposteurs et de compradores au service des forces les plus ténébreuses de la planète. J'inscris cela, pour qu'on s'en souvienne. C'est d'ailleurs le genre de choses que je n'oublie jamais. 

O Dieu, sois attentif à me secourir, Seigneur, hâte-toi de venir à mon aide.

Qu'ils rougissent et soient confondus, ceux qui cherchent mon âme;

qu'ils retournent en arrière et soient couverts de honte, ceux qui me veulent du mal; qu'ils retournent en arrière et rougissent soudain, ceux qui me disent: "Très, bien, très bien!"

Qu'ils exultent et se réjouissent en toi, tous ceux qui te cherchent, ô Dieu, et qu'ils disent sans cesse: "Que le Seigneur soit magnifié!" ceux qui aiment ton salut.

Pour moi, je suis pauvre et indigent, ô Dieu, viens à mon secours. Tu es mon secours et mon libérateur, Seigneur ne tarde pas!

Les fidèles et les hiérarques de l'Eglise Ukrainienne, qui est depuis 1000 ans une partie spirituelle de la sainte Russie, n'ont que le martyr pour se faire entendre des oreilles et des coeurs durs, et on leur répond "très bien, très bien!" En crachant sur elle, on crache aussi sur tout le reste, sur toutes ses reliques et ses ancêtres, pour épouser la cause des uniates polonisés auxquels elle a résisté des siècles, selon les oukazes d'un gouvernement qui est à peu près aussi ukrainien que moi je suis bantou. Il est vrai que nous sommes oecuménistes, éclairés et ouverts à tout, bien sûr. 

Le chemin de l'enfer est large, emprunté avec enthousiasme, sous les applaudissements des fous.