Après le bombardement abject, par les ukrotaniens, d'un collège à Lougansk, soit d'adolescents entre 14 et 18 ans, on peut se demander s'il n'y a pas une étrange analogie entre cet acte de terrorisme abject et le bombardement d'une école de filles en Iran ou celui d'un lycée au sud Liban... non? Evidemment, j'ai mauvais esprit, je suis super complotiste, j'ai la manie des puzzles.
Des centaines d'abrutis se déchaînent avec une belle assurance justicière sur la page de l'Ambassade russe en France, et se réjouissent de l'assassinat de ces gamins alors qu'en fait, selon leur réthorique, ou plutôt celle de leurs journaux, ou de leurs employeurs quand ce sont des trolls, les victimes de ce coup d'éclat sont de jeunes "ukrainiens" "occupés" par les Russes. Ou bien? Ou bien en effet, ce sont des Russes. Et bien sûr qu'ils le sont, en tous cas pour les Ukrainiens et leurs sponsors, et même pour la plupart des habitants de l'oblast eux-mêmes. C'est pourquoi depuis 2014, depuis ce jour de juin où, comme me l'ont expliqué sur place les guides du Narodni Front, des avions ukrainiens sont brusquement venus bombarder l'administration de la ville et les maisons attenantes, (on n'a pas encore fini d'identifier et d'ensevelir dans les tombes du site mémorial que j'ai visité les cadavres des victimes enterrées alors en hâte dans une fosse commune), on peut les massacrer gaiment et ricaner. Comme on l'a fait quand on "grillait des doryphores" à la maison des Syndicats, à Odessa; quand on bombardait Donetsk; quand Porochenko annonçait que désormais les enfants des régions concernées vivraient dans des caves au lieu d'aller à l'école et que les vieux ne toucheraient plus de pensions. Quand on faisait en se poilant des cartons sur la babouchka sortie dans son potager, sur le facteur ou sur l'ambulance. Quand on provoquait sans cesse Moscou qui jamais ne se décidait à bouger. Et maintenant, tous ceux qui ne voulaient pas savoir, et ceux qui savaient très bien, persistent à jouer les indignés, à accuser les Russes de leurs propres crimes. Tout ceci est si répugnant qu'ainsi que le dit Slobodan Despot dans son briefing à propos d'autre chose, on a un goût de cendres dans la bouche et le désir de replier ses antennes pour ne plus entendre ces cris et ces grincements.
Je trouve la parenté entre l'Ukraine, sinistre laboratoire de la future conféfération européenne mafieuse, et la France qui cavale devant ce projet, de plus en plus tragiquement visible. Je reconnais dans les glapissements de tricoteuses suscités par le drame de Lougansk le style des commentaires ignobles et stupides qu'on pouvait lire au moment du maïdan. Et je dois dire aux responsables ukrainiens et français de ces commentaires, que jamais je n'en ai lu d'équivalents chez les Russes à leur sujet. Personne ne se réjouit autour de moi de voir mourir les Ukrainiens, de les voir enlever dans la rue par des brutes qui les envoient sur le front. Personne ne se réjouit non plus des malheurs des Français, personne ne nous ostracise et nous insulte ici, ou ne nous met en prison sous de faux prétextes, comme Anna Novikova. Personne ne vomit de crapauds et de vipères avec de la bave et de la bile. Les gens en ont assez, ils pensent de plus en plus, comme le père Andreï Tkatchev, que même si nous avons tous là-bas de saintes reliques et des trésors culturels qui nous sont chers, tout ceci est si profané et déshonoré qu'on ne peut plus que s'en détourner comme de Sodome et Gomorrhe, et partir. Comme il l'a fait, et comme je l'ai fait moi-même. Ils se demandent aussi ce qu'attend leur gouvernement pour rendre la pareille et mettre un terme à tout cela. Sans doute que Sodome et Gomorrhe se noient dans leur propre pus. Mais ce pus déborde de partout, partout on voit la même infamie, les mêmes inversions accusatoires, les mêmes atrocités contre les populations civiles et les prisonniers, les mêmes calomnies pour justifier des méthodes de bandits, la même impudence de malfrats. C'est une infection quasi planétaire. Le bal des vampires mené par des vieillards putréfiés, des violeurs et des assassins d'enfants, des félons cauteleux choisis sur casting, des créatures des ténèbres qui haïssent toute espèce de vie, et toute espèce de noblesse, de spiritualité ou de beauté, génocidaires frénétiques, maquereaux supranationaux, escrocs tentaculaires. Ils assènent leurs mensonges comme des mantras, et combien d'imbéciles les reprennent sans rien savoir? Car je suis tout ce qu'il y a de plus affirmative: on vous ment dans les grandes largeurs, et depuis longtemps, cela fait bien trente ans que je l'observe. Ce qui ne veut pas dire que je suis en tous points d'accord avec la Russie ou que je ne trouve rien à redire à ce qui s'y passe. Mais là où l'on ment, je soutiens la vérité. Et là où l'on tue et calomnie, je suis du côté des victimes. Ce qui ne me rapporte strictement rien. Ce genre de position est rarement rentable en ce monde.
Ainsi, anticommuniste, j'en suis venue à soutenir le Donbass traditionnellement rouge (bien que cette couleur n'y soit pas uniforme) tant me dégôute la politique occidentale et le sort fait aux braves gens de ces territoires, dans l'ensemble honnêtes et normaux, par des mafias sans conscience et les crétins délirants de haine qu'elles ont dressés contre eux comme des pitbulls, selon la vieille technique du bouc émissaire: c'est la faute des Russes. Tout est de la faute des Russes. Sans les Russes, nous pèterions tous dans la soie au paradis des droits de l'homme et des slips en dentelle. Les Russes sont méchants parce qu'ils sont communistes. Mais d'une part les Russes sont loin d'être tous communistes, on n'est plus dans les années trente; et d'autre part, au départ de cette aventure, les communistes n'étaient pas tellement russes et toutes les nationalités de l'empire des tsars ont été impliquées dans les crimes ultérieurs. Ceux qui connaissent un peu la question savent même que les Russes, au sein de l'URSS, étaient loin d'être les plus avantagés. Cependant, on réécrit frénétiquement l'histoire, et si les Russes, par réaction, blanchissent les rouges, les étoiles jaunes ou blanches, sur quelque drapeau qu'elles figurent, lessivent discrètement et activement les verts de gris quand ça les arrange. Je vois tout cela arriver depuis un bon moment, depuis les émissions d'euronews dans les années 2000 que je regardais à Moscou, en m'étonnant que l'on traquât les quenelles de Dieudonné chez nous, tandis que les monuments élévés dans les pays baltes à la Waffen SS ne suscitaient aucune protestation. De sorte que je suis devenue ce pour quoi j'avais au départ des dispositions: complètement anarchiste.
De même, car je devine à présent de profondes corrélations entre la Palestine, l'Iran, le Liban et le Donbass, si je suis réfractaire à l'islam, si l'islam représente pour moi une civilisation complètement antagoniste, si toute ma sympathie va à Constantinople et aux Balkans plutôt qu'aux Turcs, si je considère toute la politique migratoire de l'UE comme criminelle et mortifère pour les populations qui en habitaient le territoire depuis des millénaires, je ne peux approuver ce qui a été commis en Irak, en Lybie, en Syrie, en Palestine, au Liban, en Iran. Je ne crois pas que si nos églises brûlent, si nos villes et nos villages deviennent des coupe-gorges, si des attentats atroces sont perpétrés de temps à autre, on puisse en accuser systématiquement les musulmans. Tout cela est encouragé, tout cela est organisé, les gens qui manipulent les uns et les autres ne sont ni musulmans, ni chrétiens. Et même pas forcément "sionistes", ou pas exclusivement. Ce sont des extraterrestres. Non qu'ils viennent d'une autre planète, ne ricanez pas trop vite. Ils sont juste étrangers à la nôtre, étranger à la vie, hostiles à la vie, ils ont la passion de la mort, c'est-à-dire du pouvoir et de l'argent, et du crime. Et ils nous déracinent tous, pour mieux nous contrôler, et nous faire massivement disparaître.
Bien entendu, il y a des Français sympathiques et lucides, et ils commentent aussi, mais quand même, j'ai souvent un sentiment de honte, de douleur et de profond découragement devant la sottise et l'ignorance péremptoire d'une bonne partie de mes compatriotes. Je crois que pour l'Europe en général et la France en particulier, les carottes sont cuites. Les autochtones deviennent non seulement étrangers dans leur propre pays mais étrangers à eux-mêmes. Ils détestent tout ce qui a précédé je ne dirais pas la révolution de 1789, cela va de soi, mais même mai 68. Ils ne savent plus qui ils sont ni d'où ils viennent et ne vont plus nulle part. Au fond je l'ai su quand j'ai vu brûler Notre Dame. J'ai su que c'était foutu. Quand j'ai vu arriver Macron au pouvoir, avec sa tête de traître de mélodrame, et quand Notre-Dame a brûlé. La pose des vitraux imposés par cette créature des ténèbres est en quelque sorte le sceau du diable aposé sur la France. Ces vitraux, outre les fâcheuses correspondances qu'on leur prête, sont avant tout vulgaires, plats, du niveau d'une bande dessinée de seconde zone et surtout absolument dépourvus de la moindre spiritualité. Les gens les critiquent beaucoup à juste titre. Mais l'archevêque de Paris les a approuvés, et beaucoup de malheureux cathos proclament que c'est bien , c'est nouveau, l'Eglise est vivante... Ils sont prêts à introduire n'importe quoi dans leurs lieux de culte qui ressemblent de plus en plus à des maisons de la Jeunesse et de la Culture avec un gentil moniteur.





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