Il y a quelques jours, un ami foncièrement incroyant m'envoie un message oral: « Tu sais, Lolo, j’ai failli mourir, il y a trois semaines. Je me suis endormi au volant, mais je me suis retrouvé miraculeusement sur la route, après en être sorti. J’ai vu une grande lumière, et j’ai entendu une voix féminine me dire : « Je te sauve cette fois, pour que tu cesses désormais de ne t’occuper que de toi-même et te tournes un peu vers les autres ». Depuis, je ne suis plus la même personne. Je vais même à l’église. C'est très étrange. En fait, tout cela est si simple et si évident, et je passais à côté sans m'en apercevoir.»
Sachant l’état intérieur dans lequel se trouvait la personne en question depuis de nombreuses années, c’est un véritable miracle, et il me semble qu’il ne lui était pas seulement destiné, mais qu’il me concerne aussi, car j’étais dans une période de doute, de fatigue spirituelle et morale. Mais une autre de mes proches à qui j'en parlais mettait l'expérience sur le compte du choc nerveux provoqué par l'accident, il me semble que les Français ont été amputés de ce sens spirituel qui permet d'appréhender l'aspect mystérieux et sacré du monde. Enfin, jusqu'à ce qu'ils s'endorment au volant, et soient sauvés par une grande lumière et une voix féminine, ce qui n'arrive pas tous les jours. Toute ma vie, j’ai buté contre cette incroyance foncière chez mon entourage. Dany me dit que certains verraient le Christ devant eux qu'ils n'y croiraient encore pas. Le père Barsanuphe m'expliquait autrefois qu'après la mort, on avait une chance, quand on rencontrait le Christ, de L'accepter et de Le rejoindre, ou bien de s'en détourner, encore faut-il être prêt à Le choisir. J'ai rapporté un jour cela au père d'Ania, communiste scientifique incroyant, qui me parlait de son incapacité à envisager l'au-delà. "Grigori Borissovitch, votre fille prie pour vous. Et puis si vous voyez le Christ après votre mort, vous L'accepterez?
- Ah si je Le vois,oui!"
Mais peut-être qu'on n'est pas toujours en mesure de Le voir ou d'admettre qu'on Le voit.
Nous sommes allées, Katia et
moi-même, chez Ania Ossipova. Sa maison est de plus en plus charmante, et celle
qu’elle a aménagé pour la louer aussi. Elle décore tout elle-même, dans le
style populaire russe, avec une note personnelle, et transforme son
environnement en conte de fées ou en douillet intérieur de marchand ou de
paysan aisé. De plus, elle cuisine merveilleusement bien, c’est un être de
poésie, de lumière et de bonté, et son mari ressemble à Aliocha Karamazov. A
l’extérieur, la neige cache toutes les disgrâces, unifie les toitures criardes
qui jurent entre elles sous un manteau blanc homogène et moelleux, les arbres
croulent sous des cargaisons bleues, dorées et scintillantes, le ciel d’azur se
coule dans les recoins ombreux. Et cela concerne aussi Pereslavl en son
entier, transfiguré par d’épais et éblouissants dépôts qui enveloppent,
effacent, purifient, illuminent.
Ania nous a raconté la façon mystique dont elle a rencontré Dima, et aussi comment elle en est venue à la foi chrétienne, que dans sa prime jeunesse, elle méprisait, malgré son attirance pour l’ancienne Russie et l’art populaire. Maintenant, on a l’impression, devant elle, de voir une pieuse femme issue d’un roman de Dostoiveski ou de Tolstoï.
Katia nous a parlé de sa maison. De son lit, par la porte vitrée de sa chambre qui donne sur sa terrasse, sur le jardin, et les champs à perte de vue, elle voit se lever le soleil. Le chat a adopté avec bonheur le gros poêle russe de la cuisine, où il se chauffe les pattes. Je n’osais pas lui parler de Fédia, mais Ania l’a fait. « Il est en vie, répond Katia, et tant qu’il est en vie, je l’attends ».
J'ai eu la visite de journalistes venus m'interviewer et une partie se passait en direct. Il se trouve que les gousli sont à la mode maintenant, et d'une façon générale, les instruments populaires russes. Ils faisaient donc une émission là dessus et s'apprêtaient à rencontrer des amateurs à Iaroslavl. J'ai beaucoup insisté sur le fait que n'importe qui pouvait s'y mettre, qu'autrefois toute la Russie chantait, jouait et dansait, que c'était une fonction naturelle et très épanouissante de l'être humain, que cela rendait les enfants intelligents et coopératifs. Ce qui est valable pour n'importe quel peuple. Transmettez votre folklore aux enfants, ceux qui l'ont conservé. Vous leur donnerez quelque chose d'inestimable. Des anticorps contre la laideur, la sottise, la confusion mentale de la fin des temps.
Il paraît que Skountsev, à cet égard, est très demandé, maintenant, on l'invite partout pour animer des noces, avec son fils Fédia.
Au café, Gilles se plaignait de l'inflation, et aussi des augmentations arbitraires sur le gaz, l'électricité et l'essence, résultat des privatisations opérées par l'infect Tchoubaïs, unaniment haï par les Russes et parti en Israël au début de l'intervention au Donbass. Entre ceux qui font marcher ces entreprises et le consommateur se sont infiltrés des parasites qui prennent leur gratte, et réfrènent mal leur cupidité. C'est pourquoi je suis favorable à une nationalisation de tout cela, ainsi que des banques. Cela calmerait bien des requins.
Dans leur nuisance et leur
stupidité inlassables, les médias occidentaux s’affairent à faire rejaillir le
scandale Epstein sur les Russes, accusant le misérable individu d’avoir été un
espion du KGB, ce qui est fantasmagorique, en revanche, son affiliation au
Mossad ne fait guère de doute, et les ramifications mafieuses avec l’Ukraine de
Zelenski, les usines à bébés, le trafic d’enfants et d’organes... Céline disait
déjà dans les années trente que Staline avait le dos large. Et maintenant,
c’est Poutine. Le pire est que par idéologie, conformisme, bêtise, un certain
nombre de mougeons marche encore dans cette combine. Il est très dur de
renoncer à ses idées toutes faites, d’autant plus quand on n’en a pas beaucoup, l'endoctrinement sectaire devient consubstantiel à sa victime, comme on le voit dans Tartuffe.
Parallèlement, le patriarche Bartholomée vient semer la zizanie en Serbie, en donnant l'autocéphalie à l'Eglise de Macédoine, comme il l'a fait en Ukraine, et dans les pays baltes. Cet agent inlassable de l'empire anglo-sioniste et de la franc-maçonnerie s'agite vraiment de tous les côtés, d'ailleurs c'est leur marque de fabrique, à tous, une espèce d'agitation vibrionnante malsaine. Pourtant, s'il avait, dit-on, un contentieux à régler avec le patriarche Cyrille, ce n'est sans doute pas le cas avec le patriarche serbe, à moins qu'il ne trouve plus de langage commun qu'avec le pape de Rome?
Je ne crois absolument pas à l'oecuménisme, qui est une machine à détruire les religions impliquées pour en faire un salmigondis qui ne sauvera plus personne. En revanche, bien que l'ami dont j'ai parlé plus haut aille dans une paroisse catholique, je ne m'en fais pas pour lui, car Dieu agit avec ce qu'Il a sous la main et que dès que trois personnes sont réunies en Son nom, Il est au milieu d'elles. Le père Valentin m'a dit un jour que quelque soit la confession d'un individu, s'il meurt au nom du Christ, il va droit au paradis. Et je crois que dans les derniers temps, il y aura un peu partout, et dans toutes les Eglises, des gens qui Lui seront proches et fidèles, tandis que d'autres écouteront les joueurs de flûte et iront se noyer à leur suite dans le lac de feu.
💬 Piotr Tolstoï 🇷🇺 à propos du scandale Jeffrey Epstein 🇺🇸.



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