A la séance de folklore, chez
Katia, j’ai contracté la grippe, et elle aussi. Je suppose que ce sont les
petites filles qui nous l’ont refilée, car chaque fois que j’ai la grippe,
c’est après avoir vu des enfants. Ils vont à l’école, l’école est un bouillon
de culture. Dans le temps, j’avais très rarement la grippe, mais plus
maintenant. J'ai de la température, et puis
mal à la tête, à la gorge, je coule de partout, les yeux, le nez... Comme dit
Anne, les enfants sont un danger pour les adultes !
Hier, j’ai vu les oiseaux voleter autour de leur bouteille vide avec affolement et je suis quand même sortie les nourrir. Le jardin avait son air du mois de mars, neige souillée, crottes de chiens... Puis la tempête s’est levée, et je voyais passer des tourbillons fantômatiques dans le vent aigre. Il est tombé tellement de neige que les tranchées que j'avais creusées avaient pratiquement disparu. Mais je ne pouvais pas aller nettoyer, j’étais trop mal, et j'avais peur de prendre froid...
Gilles m’a envoyé Vitalina, avec des provisions, des médicaments, et des gâteaux du café que je n’ai même pas pu encore manger, ça coince... Je suis vraiment dorlotée par le café français. Aujourd’hui, la fièvre est tombée mais ce n’est pas la grande forme et c’est dommage, car il y a du soleil, et il chauffe un peu. Mirali le tadjik est venu déneiger, grâce au Ciel.
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| le selfie s'est déclenché tout seul |
On m’a adressé un article que
répercute l’inénarrable site « Parlons d’orthodoxie », dont la
russophobie fantasmagorique se cherche toujours de nouveaux aliments. Il y est question d’un prêtre va-t-en guerre,
d’où on en conclut que toute l’Eglise russe lui emboîte le pas, et que le
gouvernement « retourne à la période bolchevique ». On peut sans
doute trouver un prêtre va-t-en guerre, ou stalinien, on trouve de tout dans la
nature. Mais d’abord, dans quelles intentions a été écrit cet article, et
quelle est la part de vérité qu’il contient ? il a été sélectionné pour
son contenu, qui correspond aux préjugés de « Parlons d’orthodoxie ».
Pour moi, si je pense qu’il y a quelque chose de bolchevique dans tout ça,
c’est bien la façon dont traite l’Eglise Ukrainienne la bande d’oligarques
juifs aux gardes néonazis qui entourent Zelinski et Zelinski lui-même. Plus les
trotskistes et affiliés qui, chez nous, justifient ces exactions et taisent tout ce qui
peut porter à la conscience des foules qu’on se fout de leur gueule. J’ai connu
comme cela un type à Moscou qui tout le temps qu’il y a vécu, n’a fait qu’y
chercher ce qui correspondait à la grille de lecture de Libé. Autour de moi, à
Pereslavl-Zalesski, je ne ressens rien ce ce que suggère cet article. Le sujet
de la guerre n’est pas évoqué à l’église. Notre évêque est au dessus de la
mêlée, ses prêtres également. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’iront pas bénir
un régiment ou une fête militaire, ce qui se fait en Russie depuis la nuit des
temps, et se faisait aussi en France.
On dirait qu’en France, tout
le monde perd le sens commun. Une meute d’antifas vient d’assassiner à coups de
pieds un jeune homme catho tradi et s’en glorifie. Cela les
fait même rire. Ce sont des justiciers. Car tous ceux qui ne pensent pas comme
eux et n’ont pas les mêmes choix de société n’ont pas le droit de vivre. Cela
me rappelle mes études à Vincennes, où je sentais monter cet état d’esprit,
cette vindicte, cette hargne, et entendais des militants au front bas me décrire
une France qui n’avait rien à voir avec celle que je connaissais et des
« fachos » qui n’avaient rien à voir avec les gens de droite que
j’avais vus dans ma vie, mais c’est comme avec le prof qui ne
saurait voir la Russie autrement qu’à travers sa grille d’interprétation
idéologique. Ces gnomes vivaient dans la caricature hystérique, la
déshumanisation complète de leurs opposants, la soif enragée des tribunaux
populaires, des lynchages et des éxécutions, ils avaient besoin d’un ennemi a charger de toutes leurs rancoeurs et d’une idéologie pour absoudre leur passion de la haine. Et depuis des décennies, ils se sélectionnent les uns les autres, dans les facs, les écoles et pratiquement tous les domaines de la culture, brassant le même genre de discours, de slogans, d'hallucinations, de clichés politiques justificateurs et d'appels au meurtre. On dirait que leur heure est à
présent venue de se révéler pleinement a la population stupéfaite...
Je suppose que néanmoins, leur
sympathie va, en Ukraine, au champion de la mouvance trotskyste Zelenski et
qu’ils ne voient pas les croix gammées du petit homme vert. Du reste, les
néonazis d’Ukraine ont beaucoup de points communs avec eux ; à commencer
par les maîtres qu’ils servent, la caste pourrie qui met le monde à feu et à
sang. Dans ma jeunesse, j’ai connu une dame fasciste, philosophiquement et
politiquement, qui venait du trotskisme, un itinéraire qui ne m’étonne pas du tout. Devant
les petits singes qui ont exécuté ce pauvre garçon, je pense à ceux qui, à
Odessa, ont brûlé vifs les prorusses dans la maison des syndicats. Aux discours
de haine forcenée qu’on lisait alors dans les commentaires ukrainiens, et qui
me révulsaient, alors que les commentaires russes ou séparatistes restaient
mesurés et stupéfaits. Voilà ce qui arrive quand on tombe dans cette pensée
systématique sectaire délirante que j'ai toujours détestée. Cela fait peur. Et ceux qui jouent avec ça
sont impardonnables.
C’est justement ce qu’on fait en France, et quand je vois l’abîme de malheur où l’Ukraine a plongé, cela me
serre le coeur. Les « gauchistes », ou disons les antifas, restent
les mêmes que de mon temps, haineux, mesquins, moches, des créatures hululantes
qui ne cherchent qu’à massacrer en bande sous le moindre prétexte. Ils couvrent
de boue la victime qu’ils ont tabassée jusqu’à la mort, et dont la physionomie, puis
le témoignage de l’avocat des parents, ne correspondent absolument pas au
néonazi brutal qu’ils représentent. Un étudiant en mathématiques, qui lisait
l’Iliade et l’Odyssée à dix ans, qui aimait les livres, comme moi, un petit gabarit, qui avait voulu protéger les filles de Nemesis... Ils crient
qu’on minimise toujours les exactions de « l’extrême-droite » ;
Mais ce que j’ai vu toute ma vie, c’est le contraire: une immense complaisance pour l’extrême
gauche, et l’oppression de « l’extrême droite », dont je n’ai jamais compris ce qu’elle avait
de si extrême, à part peut-être quelques excités que je n’ai jamais rencontrés,
c’étaient des gens normaux qui tenaient à leur pays et faisaient preuve d’un
réalisme goguenard, en face de créatures surexcitées. Je n’ai jamais rien vu
d’extrême en France, d’une manière générale. A part la gauche.
Je me demande pourtant pourquoi les filles de Nemesis, dont je comprends au départ le combat, ne se contentent pas de le poursuivre, au lieu d'aller faire de la provocation aux meetings de LCI sur la Palestine. Ce qui me
chagrine, c’est la collusion entre la droite et le sionisme, le soutien
apporté, par haine systématique de toute espèce de musulman, au massacre inqualifiable des Palestiniens.
C’est ce qui s’appelle ne pas voir plus loin que le bout de son nez, car si la
France ne devrait pas devenir un territoire d’invasion, elle ne devrait pas non
plus être gouvernée par un pays transversal à tous les autres qui contrôle tous
nos organes politiques et toute notre presse, et commence à dire que les juifs ont fait la France, comme Van der Layen proclame que les valeurs européennes
sont celles du Talmud. Ces gens de droite s’imaginent avoir des choses en
commun avec ces sionistes qui nous détestent, uniquement parce qu’ils portent
des costars cravates et des tailleurs
Channel plutôt que des burkas ou des keffieh. Mais ce n’est pas pour nous qu’ils roulent, j’en suis bien persuadée.
De même que Zelenski se fout éperdument de la population ukrainienne, qu’elle
soit néonazie, orthodoxe ou néo-stalinienne, et comme en Ukraine, d’ailleurs,
on joue les uns contre les autres. Or ce qu’il faudrait c’est arrêter
de nous taper dessus pour nous délivrer de ceux qui nous ont mis dans cette situation. Il y a des gens de gauche qui n’ont pas la mentalité du gauchiste enragé et qui
le comprennent très bien, parce qu’ils ne sont pas sectaires. Au moment du
maïdan, Olivier Rabache m’avait proposé de faire une page de défense du Donbass
sur la base d’une grande réconciliation idéologique, mais s’il jouait le jeu et
moi aussi, les autres restaient trop souvent prisonniers de leurs préjugés en
béton armé. J’ai vu d’ailleurs qu’à côté
du gauchiste ou du communiste fanatique et haineux, il y avait aussi le
droitard limité qui ne voyait pas qui servaient les « nationalistes »
ukrainiens bardés de croix gammées. Pour les uns, j’étais une fasciste, pour
les autres une bolchevique. Mais je n’ai jamais pu fonctionner dans le
systématique. Si je défendais le Donbass, c’était que sa cause était juste, que
ses habitants soient orthodoxes, communistes ou les deux, ils avaient en tous cas un comportement beaucoup plus sympathique que ceux de leurs compatriotes qui se réjouissaient du barbecue d'Odessa ou mangeaient dans les boîtes de nuit des gâteaux en forme de bébés russes. Si je défends les
Palestiniens aujourd’hui, ce n’est pas par amour de l’islam ou sympathie « islamo-gauchiste »
mais parce que leur cause est juste, et qu’on agit envers eux d’une façon
ignoble. Que, de plus, ces Arabes-là, parfois chrétiens, n’ont pas envie de
venir nous casser les pieds en France, ils veulent rester chez eux, je ne vois donc pas en quoi ils nous dérangent. Je suis
pour qu’ils y restent et qu’on les laisse vivre en paix. Et enfin, qui nous a vendu
l’immigration, traitant ceux qui s’y
opposaient de racistes, qui a fondé SOS racisme, qui a organisé les norias de
bateaux qui nous apportaient les futurs gardes rouges venus maintenant hurler dans les interphones « mort aux blancs » ? Ca commence à bien faire, la manipulation
permanente. En fait, le plan c’est peut-être juste une bonne grosse dictature
numérique avec une "aristocratie" judéo-maçonnique propre sur elle et bien impitoyable, qui fera suer le burnous
à la foule de débiles restés sur place, quand elle aura détruit tous les Français sains et libres d’esprit...
Il se peut du reste que la
caste, après avoir utilisé ce public d'idiots utiles, ait décidé de s’en débarrasser. Une
guerre civile ferait tuer les uns par les autres, comme en Ukraine. Et permettrait de tout cadenasser sous la botte. Tout cela n'est pas bien réjouissant. Du coup, les révélations sur la pieuvre Epstein passent opportunément à l'arrière-plan de l'actualité tonitruante, les malheureux éleveurs, auxquels va toute ma sympathie, de même.





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